Incandescences © Xavier Dumoulin

Formats : 120×80 cm . Numérotés sur 8 exemplaires. Tirage sur Hahnemühle Photo Rag
Le magma progresse, brûle tout sur son passage : les paysages, les corps, les âmes… Le feu cherche à extraire l’Homme de sa condition naturelle, pétri de peurs ataviques et l’aveugle d’éblouissantes promesses flattant son individualisme souverain. Un feu que nous avons maitrisé pour nous protéger, pour évoluer mais qui se retourne contre nous pour nous détruire. Car « le monstre » n’est plus tapi dans l’obscurité, et la lumière sensée nous rassurer est devenue une barrière de plus en plus hermétique qui nous empêche de voir l’essentiel et nous maintient dans l’illusion.
La nuit se consume et avec elle les étoiles. Notre perception du cosmos s’étiole et le sentiment d’osmose avec l’espace universel est de plus en plus rare. Une perte inestimable d’un certain rapport poétique au monde.
Au sein même de ce véhicule enflammé, nous sommes aveugles aux destructions qu’il engendre même si nous percevons des messages ténus de l’extérieur qui nous alertent de l’urgence et de la catastrophe imminente. Le feu est partout : dans les forêts, dans le climat, dans les océans, dans notre nourriture, dans notre relation à l’autre… Attisé par le tout argent. L’Homme semble embraser tout ce qu’il touche et la terre s’enflamme où il s’installe.
Ces deux incandescences, électrique et symbolique posent la question fondamentale de la dichotomie croissante entre l’Homme et son environnement. L’écart s’est creusé au fur et à mesure peut être en raison de la nécessité originelle de lutter contre la nature pour sa survie, jusqu’à devenir une séparation qui verrait l’Homme comme une entité supérieure, définitivement à part. Cette immolation collective n’aura de cesse que dans une prise de conscience de notre appartenance au Tout et dans un changement radical d’idéologie, vers plus de respect et d’humilité

http://www.xavierdumoulin.com/incandescences


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